Quatre familles sont vendues sur le même problème, et c’est le mécanisme qui les sépare.
Les amendements minéraux sont les argiles et la bentonite, les minéraux à forte CEC comme les zéolites, le biochar, la chaux et le gypse. Ils modifient la distribution de la taille des pores et relèvent la capacité d’échange cationique : le sol retient plus d’eau et plus de cations échangeables. Ils persistent, car un minéral ne se décompose pas, mais ce sont les tonnages et le transport qui décident du chantier.
Les amendements organiques sont les composts, fumiers, résidus de culture et couverts végétaux. Ils construisent la matière organique et nourrissent la vie du sol ; en sol sableux, ils restent le levier le plus robuste sur la réserve utile. Ils sont lents, cumulatifs, et doivent être répétés.
Les inoculums biologiques sont les produits mycorhiziens et bactériens, peu coûteux et faciles à appliquer. Leur point faible est l’installation : une propagule arrivée dans un sol dégradé trouve un habitat poral médiocre, de la concurrence et peu d’humidité, donc une grande part ne colonise jamais.
Les rétenteurs de synthèse, ces polymères superabsorbants vendus comme hydrogels, agissent vite et visiblement. Mais la performance chute avec la salinité et les cycles humectation–dessiccation, et la durée mesurée dépasse rarement les annonces.