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Microplantes4 min de lecture

Microplantes ouvre des discussions sur un site de production en Val-d’Oise

Discussions exploratoires avec des acteurs locaux autour d’un site de production en Val-d’Oise, dimensionné pour plus de 100 personnes. Rien n’est signé.

Microplantes a engagé des premières discussions avec des acteurs locaux du Val-d’Oise sur un investissement dans un site de production situé dans le département. Ces discussions sont exploratoires. Aucun accord n’est signé, aucun site n’est retenu, aucun calendrier n’est arrêté. Nous publions cette note à ce stade plutôt que plus tard, parce qu’un silence inexpliqué se remplit de suppositions.

Où en est le projet

Notre laboratoire est à Boissy-l’Aillerie, dans le Val-d’Oise. Les échanges en cours portent sur l’opportunité d’un site de production plus important dans le même département : quel foncier serait nécessaire, à quoi ressemblerait l’effectif, quel phasage serait réaliste, et qui, localement, serait associé. Ce sont les questions posées. Aucune n’a encore de réponse.

L’ambition, si le projet aboutit, est un site qui monterait à plus de 100 personnes. C’est l’échelle autour de laquelle le projet est dimensionné, pas un chiffre sur lequel quiconque s’est engagé. Il n’y a derrière ni plan d’embauche, ni fenêtre de recrutement, ni calendrier d’effectifs.

100+

Effectif autour duquel le site est dimensionné — une ambition, pas un engagement

Pourquoi le Val-d’Oise

Première raison : le laboratoire y est déjà, avec les personnes qui le font tourner. Deuxième raison : l’Île-de-France est le premier bassin de consommation du pays, ce qui raccourcit la distance entre un plant sortant d’une serre d’acclimatation et l’exploitation qui le met en terre. Troisième raison : le département accueille aujourd’hui le plus grand projet public de développement agroalimentaire de la région.

Agoralim, décrit exactement

Agoralim est porté par la Semmaris — la société qui exploite le marché international de Rungis — à la demande de l’État, dans le cadre du Plan Val-d’Oise. C’est un programme multisite réparti sur quatre communes du département : Gonesse pour la production agricole, la transformation légumière et la formation ; Goussainville pour le carreau des producteurs et la distribution ; Roissy-en-France pour une cuisine centrale et de la transformation ; Bonneuil-en-France pour la logistique du dernier kilomètre.

Goussainville est le premier site, sur une emprise d’environ 38 hectares et 115 000 à 120 000 m² de surface de plancher, dont la Semmaris indique qu’elle génèrerait de l’ordre de 1 500 emplois directs. Le préfet du Val-d’Oise a qualifié Agoralim de projet d’intérêt général le 16 octobre 2024, à la suite d’une concertation préalable tenue du 10 juillet au 9 septembre 2024, et une déclaration d’intention a été publiée le 3 avril 2025. Le calendrier publié par la Semmaris situe le démarrage des travaux d’aménagement en 2027 et la livraison de la première tranche en 2029.

La presse française qualifie couramment Agoralim de « second Rungis » — la formule se retrouve dans les titres de Réussir Les Marchés, dans Usine Nouvelle et ailleurs. Ses promoteurs, eux, ne l’emploient pas : les documents de la Semmaris présentent Agoralim comme complémentaire du marché de Rungis, et non comme son doublon. Nous reprenons leur formulation et signalons l’autre comme un raccourci de presse.

L’intérêt est donc économique et non logistique. Un département que l’on organise autour du frais, de la transformation et des circuits courts est un département où une production de plants en amont a une raison de s’installer. C’est l’hypothèse que les discussions servent à éprouver.

Ce qui n’est pas décidé

  • Aucun accord n’a été signé avec un partenaire, public ou privé.
  • Aucun site n’a été retenu, réservé ni acquis.
  • Aucune demande d’autorisation d’urbanisme n’a été déposée.
  • Aucun recrutement n’a commencé et aucun calendrier d’embauche n’existe.
  • Aucune capacité de production n’a été engagée auprès d’un client sur la base de ce projet.

Notre objectif publié d’environ 10 millions de vitroplants par an reste ce qu’il a toujours été : une capacité à pleine montée en charge, sur quatre lignes de production, atteinte par paliers, sous réserve de la demande et de l’investissement en salles de culture, postes de repiquage et surface de serre. Ce projet serait l’un de ces paliers. Il ne modifie pas l’objectif, et il ne prouve pas que l’objectif est atteint.

La suite

D’autres échanges, et le travail ordinaire qui transforme une intention en plan chiffré. Si quelque chose est décidé, nous le publierons ici avec autant de précision que nous en avons mis à décrire l’incertitude. D’ici là, il n’y a rien de plus à en dire.

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